J'ai commencé à fumer à un âge déjà tardif, la dernière année des écoles supérieures, j'étais toute timide et j'avais toujours critiqué mes camarades de classe et de l'école qui avaient hâte que la cloche sonne pour s'emparer d'une cigarette déjà dans les escaliers et l'allumer dès qu'elles franchissaient le portail. Tout cela pour se montrer !
Mais à la fin, peut-être pour essayer de me donner des airs, j'ai essayé moi aussi, et à partir de là, petit à petit, la bêtise était faite.
Je ne vous dis pas, la première fois que ma mère m'a attrapée, j'ai cru qu'elle allait me jeter hors de la maison et, en fait, elle a seulement commencé à me réprimander et à me persécuter pendant les années de ma vie qui ont suivi, ce qui a produit en moi, entre autre, malheureusement, évidemment sans le vouloir, l'effet inverse... et qui, en tout cas, ne m'a pas du tout aidée à arrêter de fumer.
Pour faire court, pendant quelques années j'ai fumé dix cigarettes, pendant d'autres années carrément un paquet, par moments seulement 5 cigarettes par jour. Je fumais toujours et seulement des cigarettes, évidemment en cachette.
Je savais qu'elles ne me faisaient pas de bien, mais c'était plus fort que moi ; j'ai presque honte de le dire, mais même quand nous avons découvert que mon père avait un cancer de la gorge, et qu'en partie cela pouvait être provoqué par le fait qu'il fumait, rien à faire, j'ai continué à fumer.
J'ai tout essayé, j'ai lu des livres sur le sujet, mais rien. Une fois seulement j'ai réussi à arrêter de fumer, pendant six mois ! Waouh ! je pensais avoir réussi, mais j'aurais dû me douter que si quelqu'un fume à côté de toi, et que tu le suis, en reniflant sa fumée comme si c'était la plus sublime des essences, c'est seulement une question de temps pour que tu y retombes.
J'ai continué comme ça, en fumant, pendant environ 28 ans et, passés les 40 ans, j'ai commencé à avoir aussi des scrupules par rapport à ma santé... qui d'abord t'effleurent seulement le cerveau, mais qui ensuite commencent à te marteler la tête chaque fois que tu allumes une cigarette.
Dans mes prières j'ai toujours demandé au Seigneur de me donner la santé et dernièrement je me sentais toujours plus incohérente et ingrate; je me disais : mais comment fais-tu pour demander la santé si tu es la première à la mettre en danger, en fumant ?
Et ainsi j'ai commencé à demander à Swami, dans mes prières, de m'aider à arrêter de fumer, je n'en pouvais plus, j'étais désormais convaincue que cela me faisait encore plus de mal, de fumer avec ce sentiment de culpabilité, que la cigarette en elle-même.
Veillée de Noël 2015 dans notre merveilleuse Église comme chaque année ; à un moment donné Swami a dit que ce soir-là, pour ceux qui demanderaient une aide avec une Foi certaine, par exemple d'être aidés dans quelque chose que nous savions être bien pour nous, mais que nous ne réussissions pas à réaliser tout seuls, le Seigneur allait accorder la Grâce.
Je n'ai pas hésité un seul instant, tout de suite le problème du tabagisme m'est venu à l'esprit, mais tout de suite après aussi, toutes les peurs qui en découlaient (et à partir de demain comment est-ce que je fais ? Si maintenant je demande cela, à partir de ce soir, quand je sors, je ne peux plus toucher une cigarette, comment est-ce que je ferais ?
Je n'ai pas réussi jusqu'à maintenant... et si je trahis ma prière ? Comment est-ce que je pourrai encore demander quelque chose ?)
J'ai fermé les yeux, et j'ai prié intensément Swami, je Lui ai demandé de tout mon être et avec la Foi certaine que je place en Lui, de m'aider ; Lui, Lui seul pouvait m'aider.
J'aurais voulu écrire ce témoignage il y a bien des années, mais je suis sûre que quelqu'un aurait dit... oui, mais attends, au début c'est facile, j'ai arrêté pendant deux ans et ensuite je suis retombé, et ainsi de suite...
À Noël 4 années sont passées, mais la chose extraordinaire est que depuis cette Veillée-là, je n'ai JAMAIS, et je répète, JAMAIS plus ressenti, pas même une seconde, l'exigence de porter une cigarette à la bouche ! JAMAIS !
Cher Maître, ma vie est comblée de tes Grâces. Je t'Aime infiniment et infiniment je te remercie.
À toi, Stefania
Lettre signée reçue par email le 1er décembre 2019
‹ Sophie Colas : Sans son intervention j'aurais eu un accident Stefania Carbonella : Miracle ! Mon père, pour moi et pour tous les présents, revient de la mort ! ›