Silvia Castello : l'histoire d'un grand miracle

Voici l’ histoire d'une petite fille, très belle et très aimée qui a à peine un an de vie. Mais c’est aussi l'histoire d'un miracle : d'un vrai miracle que Dieu a accompli au jour d’aujourd'hui, exactement comme lorsque Jésus se promenait sur les routes de Palestine il y a deux mille ans.
J'ai demandé de l’aide à Swami Roberto et le miracle s'est produit.

Tout commence quand je découvre que je suis enceinte. Cela semble un problème : je ne suis plus une jeune fille, j’ai trois grandes filles (de 18, 15 et 12 ans), après des années de fatigue, je peux finalement jouir d’un peu de liberté avec mon mari… Naturel, donc, que je sois un peu préoccupée ; mais depuis le début, je n’ai pas de doute, aucun doute : dans mon cœur cette petite créature je la sens vite mienne.
Tant de choses qui se relient même si, sur le moment, nous ne nous en rendons pas compte. Une pensée: un dimanche, en allant à la prière, j’espère rencontrer Swami pour lui demander de l’aide. Une rencontre : je le vois, je lui dis simplement « aide-moi à comprendre » et il me répond : « Tu sais ce que tu dois faire, écoute-toi. »
Il est allé, en somme, tout de suite au cœur du problème : c’est vrai, l'enfant je le veux, j’ai seulement un peu peur pour la situation économique de la famille et pour mon travail. Il me parle clairement : « Ne te préoccupe pas de l'argent, et le travail ne sera pas plus un problème pour toi, Dieu t'aidera… mais rappelle-toi que – quel que soit le résultat - l'important, à Ses yeux, est que tu l'aies voulu ». Lorsque je sors je suis vraiment contente, même si cette phrase continuait à tourner dans ma tête : qui sait pourquoi il me l'a dite… je l'ai compris seulement ensuite.
Jours d'attente. Ensuite, à mai, je fais l'examen des villosités choriales, une étape importante, surtout en cas de grossesse à quarante-deux ans. Après quatre jours ils me donnent le premier verdict : il n'y a pas de signes de pathologies type Down, pour le résultat global je devrais attendre vingt jours de plus. Une autre nouvelle complète mon bonheur : c’est une petite fille !

Un matin de juin, la douche froide : un appel de l'Hôpital Sant' Anna. Ils n'entrent pas dans les détails, expliquent qu’ils ne peuvent rien me dire au téléphone, disent seulement que le docteur Restagno (une généticienne) et le docteur Pagliano m'attendent à midi pour me parler d'une pathologie apparue lors des examens.
On peut facilement imaginer dans quel état d'anxiété me plonge cette communication téléphonique. Je dois en parler avec quelqu'un. Et la personne vers laquelle je sais pouvoir me tourner, dont je sais pouvoir avoir une aide, est la femme auprès de qui je travaille, qui – outre le fait d’être extraordinairement disponible - est une biologiste. Elle m'écoute et vite cherche à me tranquilliser : si c’est un problème génétique - m'explique-t-elle – il pourrait s’agir d'anémie méditerranéenne, vu que mon mari est sarde et que je suis d'origine vénitienne. De plus, à ma grande satisfaction, elle propose aussi de m'accompagner.

L’inquiétude augmente en moi. Et elle se confirme à l'arrivée des deux médecins qui, avec délicatesse mais avec des mots précis, me parlent des pathologies de l'enfant qui est en moi. Le test de la « consultation génétique » est dramatique : «  a eu pour résultat la présence d'une trisomie partielle du chromosome 9… a été mise en relation avec un retard mental, dimorphismes faciaux de divers degrés, cardiopathie congénitale, épilepsie, dilatation des ventricules cérébraux, hypogenèse /agénésie du corps calleux, malformation de Dandy-Walker… Les malformations énumérées ci-dessus peuvent être présentes en nombre variable et avec des degrés de gravité différents ».

Je tombe dans un abîme d'angoisse : je n’y arrive pas, je ne peux pas et je ne veux pas y croire.
Le docteur Pagliano me conseille l'examen chromosomique pour mon mari et moi-même, dans l'éventualité où nous serions porteurs de malformations du chromosome 9, mais pour le moment la première chose à faire sans perdre de temps - me répète-t-il - est l'avortement : je suis déjà au début du quatrième mois, en effet, et légalement on ne peut le faire, l'exception serait vraiment justifiée par la gravité du cas.

Quand je sors - bouleversée, comme on peut facilement le comprendre, mais pas du tout résignée – je prends rendez-vous pour une amniocentèse : on me le fixe pour dans deux semaines.
Beaucoup de personnes, même des amies, me disent qu'il est mieux d’avorter… que j’ai déjà de la chance d’avoir trois filles saines… que ce serait terrible d’avoir un enfant malade… que tout cela me détruirait psychologiquement…
Cependant je ne réussissais pas à accepter ces discours. Je la sentais bouger en moi, l'aimais déjà beaucoup : comment aurais-je pu la jeter ainsi, sans combattre pour elle?
Je suis allée consulter Swami Roberto qui – par la bouche de ramia Rosvaldo – contrairement aux médecins, m'exhorta avec force à poursuivre la grossesse, en m'assurant qu'il me donnerait une immense aide.

Jours d'angoisse. Le 21 juin je fais l'amnio, encore avec le docteur Pagliano. Il ne dit rien ; ce sont ses yeux et son silence qui me transmettent son inquiétude. Et je suis toujours mal.
C’est aussi parce que – à la question si dans le passé, ils avaient jamais vu un cas comme le mien bien se terminer – il a franchement répondu non.

Finalement – le 10 juillet – arrive le résultat de l’amniocentèse.
Je suis plus que tendue, mais je n’ai pas perdu l’espoir. Le docteur Pagliano et la doctoresse Restagno m’attendent à Sant’Anna et me disent que tout va bien, la petite fille va très bien!
Je ne demande rien d’autre, les détails ne m’intéressent pas: je sais déjà que le miracle s’est produit.

Merci Swami! Merci pour Benedetta.

Silvia Castello
Turin (Italie), 29 janvier 2012

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Swami Roberto

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