Témoignages recueillis par M. Piero Capello

Il y a un événement exceptionnel que madame Elsa Bertona veut rapporter.

« Il est lié », dit-elle « à une retraite spirituelle qui a eu lieu le premier vendredi du mois de mai passé dans une petite maison que je possède à Ghemme, près de Novara. Avec Roberto et quelques amis, parmi lesquelles madame Elide, la mère du garçon, nous avions décidé de passer ce jour en prière dans la tranquillité de ma petite maison. Le soir avant de repartir pour Turin, nous avions préparé la table pour consommer un simple repas. À la fin, après avoir pris le café et après avoir desservi, un de nous, qui nous avait accompagnés avec sa fille, avait voulu prendre une photo. Dans le petit séjour de la maison la lumière était désormais allumée, parce que l'obscurité était arrivée, mais l’appareil de photo de notre ami était équipé d’un flash. Ainsi, en nous groupant tous du côté de Roberto et de sa mère qui étaient assis, quelques-uns de nous debout et d’autres en s’assoyant, nous avons été photographiés. »

Cinq ou six jours plus tard, le photographe improvisé avait téléphone déconcerté à madame Bertona : « Je dois venir chez vous », avait-il dit « parce que la photo prise à Ghemme semble avoir cadré un sujet qui n’a rien à faire avec vous ». Madame Bertona sort d’une enveloppe une copie de la photo : à côté d’une table couverte, il y a une image qui ressemble d’une manière impressionnante à celle du Christ pendant la Cène, entouré de figures indistinctes dont on entrevoit à peine les visages. Plus de trace de Roberto et des participants à cette journée de recueillement religieux plus de trace. « Peut être », dis-je « sur le mur, derrière le table… ». « Non », m’interrompt la dame « au mur il n’y avait et il n’y a jamais eu aucun tableau comme il n’y avait plus rien sur la table, de même qu’il n’y a aucune explication technique pour cette photo. Si vous voulez, vous pouvez vous faire répéter le récit par la personne qui a pris la photo, mais d’abord laissez moi ajouter que je n’ai pas rapporté cet épisode pour en souligner le caractère exceptionnel. Qu’il soit exceptionnel, bien entendu, je n’ai pas de doutes, mais je peux très bien me tromper. Je vous l’ai raconté parce que, parmi beaucoup d’autres, il constitue à mon avis une démonstration de la personnalité extraordinaire de Roberto et des dons spirituels dont elle est riche peut être même à son insu ».

…À ce point nous avons contacté M. Giorgio Bertano, âgé de quarante ans, marié et père d’une fille de douze ans, employé technique auprès d’une grande maison dans le secteur métallurgique, auteur de la photo prise à Ghemme.

« Moi », dit-il « Je connais madame Bertona seulement depuis le mois de novembre de l’année passée, quand je l’ai rencontrée dans un pullman qui transportait à Rome un groupe de fidèles de Padre Pio. En étant à côté de madame Bertona et dans les mêmes circonstances, j’ai rencontré Roberto Casarin. Depuis lors je suis devenu ami avec tous les deux et j’ai commencé à fréquenter l'Église de la Visitation pour participer à la célébration du Rosaire. Mais ne me demandez pas ce qui m’y a poussé, parce que je devrais vous raconter un événement très personnel et délicat. Je peux vous dire seulement que la connaissance de Roberto m’a libéré d’une ancienne douleur et m’a enseigné à prier comme je ne l’avais jamais fait ».

« Pour ce qui concerne la photo », continue M. Giorgio Bertano « je ne peux que vous confirmer ce que madame Bertona vous a déjà dit. J’ajoute seulement, si cela peut servir, que j’ai utilisé un appareil de photo de fabrication allemande, avec un objectif de 50mm que je possède depuis deux ans et demi. Ma fille de douze ans, qui ce jour m’avait suivi à Ghemme, faisait partie du groupe photographié ».

M. Piero Capello

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