Fabrizio Argiolas : je n’arrivais pas à trouver les réponses…

Je me rappelle que j’étais tout petit quand les innombrables questions, que maintenant je perçois comme étant spirituelles, inondaient mon cerveau. A ce moment-là, en bon catholique (comme tout le monde en Italie) mes points de référence étaient d’abord les maîtresses d'école et ensuite les prêtres. Je me souviens d’avoir mobilisé ma classe pendant des heures à la recherche de réponses (alors impossibles) et de ne pas avoir eu de réponse sensée de la part des prêtres catholiques .
A présent je crois que ces réponses étaient déjà en moi, même si je n’avais pas les moyens de les comprendre. Le résultat de cette recherche fut qu’après la Confirmation (gare si l’on ne la faisait pas…) je décidai que la foi qu’on m’imposait ne correspondait pas complètement à ce que j'attendais : la raison était qu’elle manquait de cohérence et de vérité. Les messages étaient trop humains pour être divins et quelque chose en moi n’arrivait pas à accepter de passer pour stupide et crédule, effrayé par les possibles punitions divines.
Je ne pouvais certainement pas rester sans un DIEU ! Je commençai donc à poser des questions à tous ceux qui, de quelque façon que ce soit, avaient un contact direct avec d’autres religions, et je crois avoir été du petit nombre de gens qui, pour comprendre, arrêtaient dans la rue les témoins de Jéhovah…
Mais rien de rien : je n’arrivais pas à trouver vraiment les réponses justes…
Je trouvai cependant une grande solution : je commençai d’abord à croire qu’il y a un seul Dieu, à qui les différentes religions ont donné des noms et des apparences conformes à ce qu'elles sont. Cela m’a amené à comprendre que les fondements de toutes les religions se basent sur un concept qui est commun, mais qui diffère simplement selon la culture et la zone géographique. Mais, vu que j’avais besoin d’un temple pour prier, libre des contaminations effrontément humaines, j’ai mis Dieu en moi ( en effet je suis paresseux et j’en avais marre de faire la navette pour chercher ce qui a toujours été à l’intérieur de moi. MAINTENANT JE LE SAIS !)
J’ai vécu ainsi pendant des années et je dois dire que, ceci joint à mon impopulaire sens de la justice et à un peu de cohérence, j’ai réussi à ne pas me perdre dans des recherches ultérieures. Comme j'étais présomptueux ….oui ! j’étais vraiment présomptueux, mais cela je ne le sais que maintenant.
Je suis ingénieur du son (celui qui vous permet d’écouter un CD ou un concert, qui assemble tous les sons que vous entendez sortir de la radio, TV, CD, DVD etc….) et je commençai à enseigner mon travail aux autres en organisant des cours dans mon studio d’enregistrement. Un jour je reçus un coup de téléphone d’un jeune qui vivait dans une communauté religieuse. Il me dit que dans leur centre à Leinì il y avait un studio et il me demanda de l’aider à améliorer la qualité de leurs productions en lui donnant des leçons.
Mais bien sûr !
C’est Ramia Paolo, celui qui écrit et réalise toutes les musiques pour la communauté et qui, de plus, peut affirmer en effet d'avoir collaboré avec plusieurs artistes de renommée nationale comme musicien et compositeur.
Avec lui il y avait aussi Ramia Riccardo : avec Paolo il gère (oui, pour moi ils étaient et ils sont Paolo et Riccardo) la technologie des audio-visuels et il est aussi l’indispensable “ régisseur ” pendant le Darshan. (“ régisseur du Darshan ” : celui qui dirige tous les chants et toutes les musiques et qui m’informe quand on doit ouvrir et fermer les différents microphones.)
J’ai passé avec eux plusieurs journées sans qu’aucun ne me parle ni ne m'interroge sur la spiritualité, j’ai fini mon cours sans rien savoir ni de la communauté ni de leur credo. La spiritualité, on la respirait partout et je me réjouissais de cette sensation en toute liberté.
Je ne me souviens pas quand, mais ces jours-là j’ai connu aussi Swami Roberto qui est passé m'offrir son grand sourire ; dommage qu’à ce moment-là j'aie été trop pris par mes enseignements, pour m’apercevoir du grand cadeau que je venais de recevoir ; à présent, je pense qu’Il était venu souhaiter la bienvenue à mon esprit, qui (sous forme de conscience), ne m’a jamais permis d’oublier ma légèreté de ce jour.
Le cours terminé, je demandai à Paolo des informations sur leur credo et lui, avec la précision de celui qui sait mais avec l’humilité de celui qui ne veut absolument pas s'opposer à la spiritualité des autres, me donna des explications qui avaient pour caractéristique de s’approcher fortement de ce que je pensais être seulement une de mes convictions...Finalement je n’étais plus le seul à penser que Dieu était Un et qu’Il était partout et donc en nous aussi ! Je commençai à sortir toutes les questions qui n’avaient pas encore reçu de réponses plausibles et aussi d’autres pour les confronter, mais la clarté et la précision de ses réponses ne me laissaient pas de possibilité de réplique, au contraire elles confirmaient toujours plus ma sensation positive, car je pouvais considérer toutes ces demandes comme absolument satisfaites
Évidemment tout cela ne s’est pas passé en quelques heures mais pendant des journées de collaboration dans le studio en consacrant chaque moment de pause à satisfaire toujours plus ce désir de savoir... je ne me rassasiais jamais ! A chaque question sa réponse claire et concrète, rien n’était fondé sur le mystère de la foi, rien n’était à croire aveuglément. En cette période j’étais si satisfait de mes conversations avec Paolo que je ne sentais pas la nécessité d’aller au Darshan (je n’y étais jamais allé) et donc d’écouter les enseignements de Swami... et déjà, je savais tout ! C’était bien là une illusion ! Je connaissais l’ A B C, j’avais de bonnes sensations, mais pendant le Darshan ses paroles m’ont vraiment beaucoup appris .

Aujourd’hui
Merci à Anima Universale je crois sans aucun doute :

que Dieu est au - dessus des religions
qu’Il est un
qu’Il est partout, qu’Il est en moi, mais aussi en toi, et qu’ Il est en toi, même si tu ne le sais pas et c’est pour cela que tu me fais du mal.
que Dieu n’est ni bon ni mauvais ( je ne peux pas Lui donner de limites humaines)
je veux être utile à mon prochain parce qu’il est comme moi (quel qu’il soit)
je veux absolument écouter ma conscience qui est Dieu
je veux être cohérent avec tout ce que je viens de dire

ATTENTION ! Je n’ai pas dit que j’y arrive toujours, même si tout semble simple et facile, mais j’ai découvert que si je veux être cohérent, écouter ma conscience et penser au prochain comme le réceptacle de Dieu, tout devient très compliqué et difficile à comprendre et à dépasser, mais je sais clairement, parce que je l’ai expérimenté physiquement, que je ne suis pas seul, ou mieux que personne n’est seul ! C’est nous qui refusons à certains moments les aides en nous laissant enchaîner par l’orgueil et par le MOI.
Je ne me suis jamais plus senti seul.
Toute parole de Swami Roberto, même répétée à intervalles distants me permet de comprendre quelque chose de nouveau en plus, elle ne m’a jamais limité en rien et me fait comprendre que je peux être le protagoniste actif de ma vie, ma vie qui dépend pour la plus grande partie de ma prise de conscience et de ma volonté, le reste est le karma à dépasser. Il faut unir la raison et Ses enseignements que je n’ai jamais tenus pour vrais sans les avoir compris.

J’espère avoir été utile à qui, comme moi, cherche une voie pour être un homme meilleur. Oui, parce que maintenant je sais que ce n'est pas facile mais qu’on peut le faire, et moi, je veux l' expérimenter.

Fabrizio Argiolas
Torino, 19-3-2007

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