Tiré du livre : Natuzza de Paravati, 2° Vol.

Un témoignage extraordinaire de bilocation concernant Natuzza Evolo et Roberto Casarin (Swami Roberto, le fondateur d'Anima Universale), tiré du livre du Prof. Valerio Marinelli Natuzza di Paravati, vol.2, Mapograf, Vibo Valentia (1985) – pp 191, 192, 193, 194.
Un grand extrait de ce témoignage a été publié aussi par le père jésuite Giovanni Martinetti dans son livre Le prove dell’aldilà, Rizzoli, Milano (1990) – pp 174, 175, 176.

Madame Maria Teresa Saraceno, de Reggio Calabria Archi mais résidant à Turin (Italie), raconte :
« Le fait le plus extraordinaire m'est arrivé le 26 mai 1982. Dans cette période-là, je me trouvais à Turin, où j'avais emménagé une année auparavant avec ma famille.
À Turin, vit un jeune de 19 ans, Roberto Casarin ; on dit qu'il a les stigmates, qu'il a la vision de Jésus et de la Madone, et d'autres dons extraordinaires.
Il prie avec beaucoup de dévotion et à cette époque-là, il guidait la récitation du Rosaire dans l'Église de la Visitation le samedi après-midi, ainsi que dans l'Église de Sassi, où il habite, le mercredi après-midi.
Je me rendis un samedi à l'Église de la Visitation, mais il y avait beaucoup de monde et je ne pus pas l'approcher.
Je décidai alors d'aller le mercredi suivant à Sassi, qui se trouve sur la route qui conduit à Superga.
La nuit précédente je rêvai de Natuzza qui m'accompagnait chez Roberto et qui, ensuite, en me souriant m'a saluée et s'en est allée. Mais elle avait l'air plus maigre que ce dont je souvenais, et elle portait des lunettes.
Le jour suivant, en compagnie de mon mari et de mon oncle, je me rendis à l'Église de Sassi. Nous arrivâmes en avance par rapport à l'heure du Rosaire, qui commençait à 17h. Après avoir pris place, on vint nous appeler parce que nous avions garé la voiture en stationnement interdit. Je sortis avec mes proches, mais comme les choses traînaient en longueur, je retournai dans l'Église.
Tandis que je me dirigeais vers la nef centrale pour prendre place, je vis une dame assise sur un banc, qui se tourna vers moi et m'appela, en me faisant signe de m'asseoir à côté d'elle. Avec stupeur, je vis qu'elle ressemblait beaucoup à Natuzza, mais surtout à la femme dont j'avais rêvé la nuit précédente, puisqu'elle portait des lunettes et avait le même aspect, plus maigre, que celui de Natuzza. Étant donné qu'elle m'avait appelée, j'ai pensé qu'elle me connaissait, et que peut-être elle m'avait vue le samedi précédent, lorsque j'étais allée à l'Église de la Visitation.
Je lui demandai : « Nous sommes-nous déjà rencontrées ? ».
Elle : « Quand ? ».
Moi, par erreur, au lieu de dire : samedi passé, je dis : « Mercredi ».
Elle répondit : « Non, mercredi non, mercredi j'étais à Lourdes avec Roberto » (en effet j'ai su ensuite que le mercredi précédent Roberto se trouvait à Lourdes).
Ensuite cette dame ajouta : « Vous voulez dire samedi et non mercredi. Mercredi je n'y étais pas ! ».
L'accent de cette femme était calabrais et, même si je ne pensais pas qu'il pouvait effectivement s'agir de Natuzza, quand elle parlait et surtout quand elle souriait, je me sentais très troublée.
Je lui demandai : « Connaissez-vous bien Roberto ? ».
« Oui, j'ai mis les doigts dans ses stigmates »
, me répondit-elle.
Dans ma tête je pensai : « Mais comment s'est-elle permis de faire cette chose-là ! ».
En retour elle me demanda : « Et vous, y croyez-vous ? ».
« Oui, j'y crois » lui répondis-je ; et puisque j'avais emmené avec moi le livre de Natuzza pour le montrer à une amie qui devait être à l'Église et pour renforcer justement le fait que je croyais en Roberto... je lui montrai le livre de Natuzza, en lui disant : « Je connais une dame qui a beaucoup de manifestations extraordinaires, qui voit Jésus et la Madone, etc. ».
Elle me sourit et tandis que j'ouvrais mon livre pour lui faire voir les photos, elle me dit : « Cachez-le, ne le montrez pas ».
L'église était pleine de gens et elle ne voulait pas que d'autres aperçoivent le livre.
Ensuite elle me dit : « Vous avez de la chance, parce que votre mari vous permet de faire ce que vous voulez. Mes enfants sont heureux pour ce que je fais, mais mon mari non ».
À plusieurs reprises j'étais sur le point de lui dire. « Mais savez-vous que cette nuit j'ai rêvé de vous ? ».
Mais cela ne me semblait pas bien, et je me retins. Elle ressemblait totalement à la femme dont j'avais rêvé et beaucoup à Natuzza, bien qu'étant, je le répète, plus maigre, avec les cheveux bien peignés et avec des lunettes.
Je ne pensais pas qu'elle était précisément Natuzza, mais une personne qui par contre lui ressemblait beaucoup, même si trop de particularités coïncidaient : mais je pensai à ceci plus tard, et non tout de suite.
Puisque j'avais avec moi un message de Jésus et de la Madone adressé à Natuzza le vendredi saint de 1981, je le tirai de mon sac et l'invitai à le lire. Mais elle me répondit : « Lisez-le vous ».
J'insistai pour qu'elle le lise, et elle pour que je le lise moi-même (Tout le monde sait bien que Natuzza ne sait ni lire ni écrire).
Elle me donna une feuille qu'on avait distribuée à l'église, sur laquelle il y avait un message de Roberto à la Madone, invoquée en tant que Reine de la Paix, et elle me dit de lui écrire le message derrière. J'en transcrivis une partie, jusqu'au moment où Roberto entra dans l'Église et où le Rosaire commença.
Ensuite, cette dame ouvrit un gros sac noir, me semble-t-il, qu'elle avait avec elle et me montra une photo de Roberto avec la croix sur le front et une autre photo sur laquelle on voit Jésus à la table de la dernière Cène.
« Lui, c'est Roberto », me dit-elle. « Mais le Saint Visage est apparu ». « Faites-vous donner cette photo par Roberto », ajouta-t-elle en remettant la sienne dans le sac, (il s'agit d'une photo de Swami Roberto prise en 1981).
À un certain moment, cette dame me dit : « Sentez quelle chaleur envoient mes mains... ».
Je n'eus pas le courage de les lui toucher, mais je sentis effectivement qu'elles émanaient de la chaleur. Puis Roberto arriva et nous commençâmes la récitation du Rosaire. Ce Rosaire dura une heure entière. La dame, à mes côtés, s'agenouilla et se plongea complètement dans la prière. De temps en temps, je me distrayais et me tournais pour la regarder, mais elle était totalement absorbée, très concentrée dans la prière et elle resta agenouillée durant toute l'heure.
Lorsque le Rosaire se termina, elle me dit : « Allez auprès de Roberto, donnez-lui votre main ».
Peut-être disait-elle cela parce qu'on disait que Roberto a le don de guérison ? Tandis que je cherchais à m'approcher de Roberto, je vis que cette dame parlait avec mon oncle, qui avait participé, avec mon mari, à la récitation du Rosaire et s'était assis à ma gauche. Mon oncle s'était assis près de moi, et mon mari plus loin. Cette dame disait également à mon oncle de s'approcher de Roberto et de lui serrer la main.
Je m'approchai de Roberto, mais je ne réussis pas à lui parler, parce qu'il y avait beaucoup de monde.
Alors cette dame me dit : « Allez chez Roberto, chez sa mère ». Roberto habite le presbytère de l'Église.
Encouragée par elle, je me présentai chez lui. « Je vous apporte le bonjour de Natuzza de Paravati », dis-je à Roberto, sans savoir pourquoi, sans m'en rendre compte, parce que je n'avais pas parlé personnellement de Roberto avec Natuzza. Mais la dame du rêve, semblable à Natuzza, et la dame qui était toujours restée assise à mes côtés, la même que celle du rêve, m'avaient en effet envoyée auprès de lui ! Roberto appela sa mère, en lui disant : « Ma petite maman, cette dame connaît Natuzza ! J'en ai tant entendu parler. Saluez-la bien de ma part ! »
Il me donna ensuite deux photos avec le visage de Jésus. Quand je sortis de chez Roberto et que je retrouvai les miens, nous ne voyions plus la dame, et même eux n'avaient pas remarqué où elle était allée.
Le 21 juin 1982, je me rendis à Paravati, chez Natuzza. Quel ne fut pas mon émerveillement en voyant qu'elle avait les mêmes lunettes que la dame dont j'avais rêvé et que j'avais vue ensuite à Sassi, le même aspect plus maigre, les cheveux peignés de la même manière, jusqu'aux vêtements semblables. Moi, Natuzza je me la rappelais plus robuste et je ne l'avais jamais vue avec des lunettes.
Quand je fus reçue par elle, je n'eus pas le courage de lui dire que je l'avais vue à Turin, même si j'avais désormais la certitude que c'était elle, et je lui dis simplement « Oh mon Dieu, Natuzza, je vous ai rêvée de cette manière ! ». Et elle immédiatement : « Ah, comme ça vous m'avez vue ! ».
« Alors c'était bien vous, Natuzza ? »
« Oui, c’était moi »
« À Turin, dans l'Église, avec mon mari et mon oncle ».
« Oui, c'était moi, et je suis restée avec vous pendant une heure et quart ».
De la durée du Rosaire et de sa permanente présence à mes côtés, je ne lui en avais absolument rien dit ».