On dirait un conte de fées...

Tiré d'un discours de Swami Roberto :

De nos jours cela semble presque un conte de fées de parler de la grande réalité spirituelle qui pourrait comprendre le monde entier …qui concerne chacun de nous singulièrement …qui comprend une histoire de l’homme souvent mise en évidence par les regards intenses et par ces regards parfois et si souvent vides, parce que nous n’avons plus de but ni ne nous sentons plus capables de retrouver un sens à cette vie.

Justement parce qu’il est difficile… pris par les nombreuses difficultés, comme si nous étions tous emprisonnés par la hâte, presque emprisonnés par les aiguilles de l’horloge… il est difficile d’observer et de découvrir avec respect la vérité intérieure de l’homme, c’est à dire qu'il est difficile d’être sensibles à toutes les souffrances et les misères humaines, ou bien de comprendre toutes les injustices et tous les torts, en cherchant le moyen d’ y remédier efficacement.

Oui ! Nous avons le devoir de découvrir l’homme intérieur, l’homme qui n’est pas fait seulement de problèmes, qui n’est pas seulement fait de grandes choses ou de choses matérielles... L’homme, qui aujourd’hui plus que jamais a besoin et soif du Dieu de la Vie, soif de la Vérité, soif enfin de redécouvrir encore une fois le Ciel.

La souffrance est certainement présente à côté de nous … dans les mêmes lieux où nous habitons, cachée par un voile de réserve…qui a honte de demander. Enfin, c’est la croix de Yeshoua qui continue à passer près de nous à travers notre prochain…et n’oublions pas que parfois nous-mêmes nous sommes le prochain…pour demander consolation et Amour.

Christ vient dans nos cœurs et visite toutes nos consciences, nous qui sommes vraiment frères et sœurs, exactement parce qu'avec l’œil spirituel de la Vérité nous sentons que nous appartenons tous, vraiment tous à l’unique point de Lumière, l’Origine, c’est à dire Dieu, où nous sommes plongés, pourvu que nous le voulions.

Ces paroles qui semblent seulement un ensemble de paroles… restent suspendues dans les hauteurs aériennes si elles ne sont pas employées et encore mieux accueillies avec conviction… et rappelons-nous tous que la conviction est la maturation de la conscience.

Comment pouvons-nous définir la conscience ?
La conscience est l’expression abstraite, qui fait partie de l’homme, qui est à l’intérieur de l’homme, mais qui en même temps complète l’homme et le fait s’ exprimer… Elle le projette vers l’infini, lui donne la capacité de sentir ce qui est beau, de discerner ce qui est pur, d’écouter sans juger.

Le renouvellement de l'homme est urgent… de l’homme qui pense, et en pensant a perdu la certitude de la Vérité... de l'homme qui travaille, et en travaillant a perçu qu'il s'est plié à l'extérieur jusqu'au point de ne plus assez posséder son propre dialogue personnel… de l’homme qui se réjouit et s'amuse, et jouit tant par des moyens excitants d'une joyeuse expérience au point de se sentir bientôt ennuyé et déçu. C'est vrai… Chacun de vous doit comprendre qu'il est nécessaire de refaire l'homme de l'intérieur. C'est cela que l'évangile appelle conversion, pénitence, repentir… c'est à dire le processus d'auto renaissance, simple comme un acte de luisante et courageuse conscience et complexe comme un long apprentissage pédagogique réformateur. C'est à dire un moment de Grâce, qui d'habitude ne s'obtient pas sinon à tête baissée.

Criez-le! Criez-le fort à tous…
Il est nécessaire de restaurer l’Amour…
L'Amour vrai, l'Amour pur, l'Amour en action!

La vie est une nouveauté continue…
Le souffle, le battement du cœur… la succession des jours, des saisons… le cours du temps… les âges de la vie, les événements, l'histoire… tout est changement, tout est renouvellement.

L'homme
c'est un être qui n'est prisonnier d'aucune limite définitive.
Il est au contraire stimulé pour une dilatation progressive de sa personnalité spirituelle.
Pour cueillir les aspects spirituels les plus profonds de votre être, le silence est indispensable... et en particulier vous avez besoin du silence intérieur, lequel réclame peut être aussi un peu de silence extérieur.

Silence… nous voulons dire pause à toutes les rumeurs, à toutes les impressions sensibles, à toutes les voix que l'environnement impose à notre écoute et qui vous rend extra-fléchis, vous rend sourds pendant qu'il vous remplit d'échos, d'images, de stimulis qui, que vous le vouliez ou non, paralysent votre liberté intérieure de penser, de prier.
Par silence vous ne devez pas entendre le sommeil, mais plutôt un dialogue avec vous mêmes, une réflexion tranquille… en somme, un acte de conscience. Le silence dont je parle est le même que vous trouvez dans la paix de la prière, et non le silence qui éteint les voix écoutées et qui tombe dans l'inertie du demi-sommeil…
Mais plutôt ce silence dans lequel l'esprit écrase les stimulis des sons extérieurs, écoute soi-même, évoque les voix et les impressions entrées dans sa conscience, les médite, les observe, les consigne à la mémoire et à la volonté... et cela pour nous amener à considérer ce silence mystique qui est déjà dialogue avec Dieu…
C'est déjà une nouvelle réponse à l'entrevue avec l'ineffable langage de l'Esprit Saint.

Cherchez à aller contre les habitudes, les schémas et les règles qui calment la conscience... Faites de manière à ce que votre religiosité ne se réduise jamais à une « carte à timbrer » par peur ou par devoir. La foi est une nécessité et doit être le fruit d'une authentique spiritualité intérieure, au lieu d'être seulement la conséquence d'une appartenance religieuse. Pour aimer Dieu vous devez apprendre à surmonter la méthode, qui autrement vous paralyserait dans le chemin de la réalisation spirituelle.

Jusqu'à ce qu'une larme jaillisse des sentiments de ton cœur et que tes mains sachent accueillir le Ciel, personne ne pourra jamais te priver de ta liberté intérieure. -

Roberto

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