Interview de Swami Roberto

– Récemment Swami Roberto a été interviewé par MmeMonica Dalla Stella pour sa thèse en Sciences Sociologiques, intitulée « Entre religion et spiritualité. Le mouvement Anima Universale de Roberto Casarin ». – Directeur de maîtrise le célèbre professeur Enzo Pace, professeur de Sociologie des Religions et Sociologie des Droits Humains à l’Université de Padoue.
Voici l’interview de Swami Roberto.

Quelles sont les raisons qui Vous ont conduit à donner un caractère institutionnel à Votre pensée religieuse en fondant l’ Eglise Anima Universale ?
J’ai apporté comme don une pensée spirituelle au bénéfice de qui veut la connaître et éventuellement l’approfondir. L’ Eglise s’est formée par la « faute » bienveillante de toutes les personnes qui se sont reconnues dans mes enseignements et qui ont voulu les concrétiser par leur témoignage de vie, certains en famille, au travail, à l’école ou même par le choix de consacrer leur existence au Seigneur, en devenant moines Ramia. Les mérites de tout ceci ne sont donc pas les miens, mais ce sont les mérites de ceux qui ont compris, constaté, et cru.
Quel est Votre rôle à l’intérieur du mouvement ?
Celui de mettre gratuitement à disposition de tous ma pensée spirituelle et les dons que le Seigneur m’a accordés pour aider les personnes à mieux affronter leurs problèmes. Je ne sais pas faire autre chose.
Quels sont les fondements de la pensée que Vous diffusez à travers l’Eglise et quels sont les buts que Vous souhaitez atteindre ?
Il y a un point qui me tient à cœur : « Aime ton prochain comme toi-même ». Jésus l’a dit il y a déjà deux mille ans. Le répéter encore aujourd’hui semble banal, mais la réalité de la vie et de certaines politiques du monde prouve clairement que malheureusement cet enseignement du Christ n'a pas été encore compris et est peu mis en pratique. Le fait que le racisme, l’opportunisme, l’égoïsme et l’avidité jouent encore le rôle principal dans l’âme de milliards de personnes, confirme que ce Commandement universel n’est pas évident. Je dis toujours que pour pouvoir aimer son prochain comme soi-même, il faut d’abord apprendre à s’aimer soi-même, c'est-à-dire qu’il est indispensable d’apprendre à ne pas piétiner sa dignité quand on « s’abaisse » en se faisant du mal, quand on n’a plus de respect pour soi-même.
Existe-t-il un texte sacré de référence, dans lequel les croyances du mouvement sont systématisées et consolidées dans un unique corps organique de doctrine qui peut avoir valeur de « loi » pour le groupe ?
Il est bien probable qu’un jour l’Eglise Anima Universale ressente la nécessité d’écrire un texte, non sacré mais un texte de référence, qui résume de manière organique les points fondamentaux de mes enseignements contenus dans mes discours. Mais je répète que, au-dessus de tout, il existe déjà une Loi sacrée pour les fidèles d’Anima Universale : « Aime ton prochain comme toi-même ». Il est certain que tous ceux qui observent ce Commandement divin, feront en conscience tout leur possible pour donner le meilleur d’eux-mêmes au prochain avec charité, avec respect et une grande responsabilité dans tout contexte social.
Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées durant le parcours qui a conduit Anima Universale à être le mouvement qu’il est aujourd’hui ?
Les préjugés.
Votre charisme incontestable a joué un rôle fondamental dans le processus de naissance d’Anima Universale et le charisme est une qualité difficile à transmettre. Croyez-vous qu’à l’avenir ceci exercera une influence sur la stabilité ou sur d’autres aspects de l’Eglise ? De quelle manière ?
Au-delà de ceux qui viennent à moi pour demander d’être aidés dans les problèmes de leur vie, comme je disais, il existe des milliers de personnes qui se sont « épris » de la pensée spirituelle que j’exprime.
Ces personnes ne suivent pas Anima Universale en fonction de ma présence… peut-être pourrais-je ne pas être sympathique à quelqu’un, pourquoi pas ? Ceux qui se baptisent dans l’Eglise Anima Universale le font parce qu’ils pensent avoir reçu des réponses valides - qu’ils n’avaient évidemment pas trouvées ailleurs – à leurs questions existentielles et spirituelles. Et, en considérant qu’aujourd’hui encore, surtout en Italie et en particulier dans les villages, si tu n’es pas catholique, tu es « montré du doigt », je pense raisonnablement pouvoir dire que, si les fidèles de l’Eglise Anima Universale ont choisi de recevoir le baptême, c’est parce qu’ils ont eu des réponses si profondes qu’elles leur ont donné le courage de faire un choix difficile. Autrement qui les aurait poussés à le faire ? Au fond, Monica, comme vous le savez, à Anima Universale personne n’est obligé de recevoir le baptême pour pouvoir participer à mes darshan ou à n’importe quel moment de rencontre et de prière dans l’Eglise
Je ne suis pas là pour transmettre un charisme, mais une pensée qui, à l’avenir - même après ma mort - se diffusera dans la mesure où quelqu’un continuera à l’estimer utile. Si un jour elle ne servait plus à personne, l’Eglise n’aurait évidemment plus de raison d’exister.