Prière Simple… presque
Tiré d'un discours de Swami Roberto :
Aujourd’hui je désire me souvenir avec vous de François d’Assise, un grand homme de Dieu, qui a aimé la Vie en la respectant pleinement, dans la conscience qu’elle est le Christ dans tous les êtres vivants. Dans son immense élévation spirituelle, François nous a aussi laissé en héritage le trésor précieux des paroles de Connaissance de la Prière Simple. Si vous réfléchissez avec une honnêteté intérieure, une vie entière pourrait ne pas vous suffire pour les mettre vraiment en pratique. Il est facile de les entendre avec les oreilles, parce que ce sont des paroles simples qui parviennent tout de suite au cerveau et frappent votre intelligence, mais ensuite de là elles n’arrivent pas toujours facilement à l’intellect et donc à la lumière de votre esprit. Cette prière est simple, mais c’est l’homme qui est compliqué car, justement, il a perdu la valeur immense de la simplicité. Oui, sœur simplicité…combien tu nous manques : tu es le contraire de la duplicité, de la complexité, de la présomption, de la malice…voilà pourquoi tu es si difficile à désirer.
Frère François était un homme très simple, ce qui ne signifie pas qu’il était faible. Il a incarné à la perfection la puissance de sœur pauvreté : il a témoigné avec sa vie que la simplicité est se dépouiller des choses du monde, qu’elle est vraie liberté, limpidité, vérité, spontanéité, détachement. La simplicité est absence de calcul, d’arrangement… mais François vous a aussi montré que la simplicité n’est ni inconscience, ni stupidité, ni étroitesse d’esprit. La sagesse des justes ne peut que s’exprimer dans la simplicité et jour après jour vous pouvez vraiment vous élever, si vous vous enivrez de simplicité.
Maintenant je désire vous donner des occasions de réflexion sur quelques passages de cette merveilleuse prière :
« Là où est la haine, fais que j’apporte l’amour »
Très chers…il n’est pas du tout facile d’apporter l’ Amour pour remplir les étendues de plus en plus vastes de la haine. C’ est très difficile, parce que cela demande beaucoup d’abnégation et cela comporte aussi la nécessité de devoir se mettre en jeu. En effet, comme vous le savez, aimer c’est servir, se donner…et de nos jours il n’est absolument pas facile de trouver quelqu’un qui aime de manière évangélique, sans chercher de satisfaction dans son orgueil. J’ai dit que ce n’est pas facile, mais malgré ce monde cynique, ce n’est pas impossible. Tu peux être capable d’aimer ! Où que ton regard se porte, tu trouveras toujours une créature humiliée, offensée, blessée à cause de l’injustice humaine. En somme, il est vraiment impossible de risquer de rester “sans travail” devant le besoin pressant des personnes de bonne volonté qui, avec une humilité infinie, avec patience, sacrifice et foi apportent dans le monde des “nuages” gigantesques chargés d’amour, afin qu’une abondante et persistante pluie bénéfique puisse éteindre les feux de la haine. Chacun de nous est “lié” spirituellement et moralement à l’humanité qui souffre à cause du mal et des méchants et tous nous voulons le triomphe de l’Amour Divin contre les ténèbres de la violence et des plus abominables méchancetés. Amen ! À ce propos je vous exhorte à célébrer constamment la prière de “Omega, la Mission de l’Un”. C’est le perpétuel Amen, c'est-à-dire une prière d’affirmations que j’ai écrite avec l’encre du cœur pour créer une “union énergétique d’Amour” formée de personnes de toute religion. Chacun peut la célébrer chez soi ou en se rencontrant avec des amis : plus vous serez nombreux, plus la prière deviendra puissante contre le mal. J’ai voulu divulguer ces prières avec l’intention que le Ciel puisse influencer positivement la Terre…en effet qu’est ce qui peut plus que la prière vous mettre en communion avec le Surnaturel ? Le monde est “pollué” par ceux qui se sont consacrés à l’adoration de la matière et idolâtrent donc la richesse, le pouvoir, le succès, la violence… qui croient au blasphème, à la malédiction…bref à toutes les pensées de haine contraires à la vie et à l’amour. Vous pouvez vous opposer à tant d’ énergie négative blasphématoire si vous dirigez vos pensées de lumière pour faire du bien, évidemment en plus du bien indispensable accompli à travers les œuvres concrètes. Je souhaite que, qui veut être utile à soi-même et à son prochain, offre fidèlement au Seigneur un peu de son temps pour cette prière en choisissant une des heures que j’ai indiquées dans le livre. L’union de la bonne volonté de beaucoup de “missionnaires de l’Un”, sera une très bonne arme d’amour pour s’opposer à la haine sous toutes ses formes. Vous aussi engagez-vous à devenir des “canaux volitifs”, avec les moines Ramia, afin que l’Esprit Saint puisse écouter vos invocations et se manifester au niveau mondial…afin que se réalise ceci : «Là où est la haine, que j’apporte l’amour»… pas seulement en paroles, mais avec des actions concrètes de charité et avec votre témoignage de vie.
« Là où est l’offense, que j’apporte le pardon »
Combien de fois est-on capable d’apporter réellement le pardon, celui qui est authentique, en aidant aussi les autres afin qu’ils réussissent à leur tour à pardonner ? Combien de fois au contraire ajoute-t-on du mal au mal qui existe déjà ?
On intervient souvent dans des situations déjà critiques et malheureusement on ravive le feu d’une dispute en y ajoutant la paille de sa malice, au lieu d’essayer d’apaiser les tons enflammés. En réfléchissant, on se découvre probablement en faute à l’égard de ces situations, mais c’est bien de ne pas se décourager. Faites un trésor des erreurs que vous avez commises dans le passé, justement pour vous racheter par une prise de conscience mature. Combien de fois, déjà dès l’enfance, avez-vous entendu dire à travers les sermons des curés qu’on ne doit pas juger, critiquer, se venger, mettre du mal, médire, faire de faux témoignages…et ainsi de suite ? Certainement de nombreuses fois ! Si nombreuses que ces discours et avertissements pourraient vous sembler, au bas mot, prévus, banals et enfantins. Malgré cela l’indifférence générale envers cette édifiante “rengaine”, qu’on connaît par cœur et à laquelle malheureusement on ne donne presque plus d’importance, est une des causes principales qui engendrent tant de souffrances pour les victimes de la “routine” de la “habituelle” méchanceté. Et alors, pourquoi ne pas à nouveau prendre en considération ces façons négatives d’être, pour les éliminer de son âme, afin d’apporter…là où est l’offense…le pardon ? Rappelons-nous : la spiritualité ne consiste pas seulement à apprendre des notions par cœur, mais plutôt à les intérioriser en creusant profondément à l’intérieur de soi, en disséquant l’âme pour mieux connaître ses “vilain défauts” et ensuite pour s’amender. Commencez par de petits pas, par exemple en faisant attention vous les premiers à ne pas offenser… et si les autres vous offensent, à ne pas réagir avec hargne et rancune, tout en faisant justement valoir vos raisons. En effet qui sait vraiment pardonner n’attend pas que la personne qui lui a fait du mal devienne moins hostile pour ensuite lui pardonner... par conséquent il ne considère pas le pardon comme une marchandise d’échange. Au contraire beaucoup sont convaincus qu’il est juste de pardonner seulement après avoir les excuses d’autrui ; bref c’est comme si l’on disait : «Je troque mon pardon contre ton repentir». Malheureusement à cause de cette mentalité erronée qui est en vogue, trop de gens se trompent tout seuls, s’imaginant avoir fait un geste de pardon. Le vrai pardon est très différent et beaucoup plus profond : il commence à exister bien avant d’avoir reçu des excuses …et il n’exige rien en échange des personnes qui ont fait l’offense. Qui est donc capable d’apporter le pardon ? Seul celui qui estime que c’est un vrai don inconditionnel… seulement ceux qui le considèrent comme la plus grande victoire contre la haine et qui sont conscients que pardonner ne signifie pas nécessairement oublier les offenses, mais être toujours compatissants envers celui qui offense.
Seul est capable de pardonner celui qui n’efface pas de sa vie la personne qui a commis une erreur mais sait l’accueillir quand même. Que ceux parmi vous qui ont encore tant de peine à pardonner, commencent au moins à cesser de haïr, donc à cesser de penser continuellement avec rage aux torts subis. Qu’attendez-vous ? Libérez-vous en !...cherchez à réfléchir : pourquoi ruminer, en ajoutant une autre douleur à celle que vous avez déjà subie ?
Je vous le répète : libérez-vous en !...et si vous n’arrivez pas à aimer, cherchez au moins à ne pas haïr ! C’est certainement un premier pas important qui vous aidera peu à peu à comprendre le pouvoir du pardon…le pardon libère du mal qu’on a reçu.
Mais attention : cherche aussi à t’analyser pour comprendre si tu as réussi à te pardonner quand tu as offensé ta dignité.
« Là où est le doute que j’apporte la foi »
Le doute engendre anxiétés, hésitations, peurs…et malgré cela on dirait qu’on veut absurdement le cultiver. Si vous faites attention, on s’accroche plus souvent à ses tourments et à ses insécurités qu’à la foi et à la confiance en soi-même. On préfère presque se convaincre qu’on est seul, qu’on n’a pas de lumière, de réponses, d’ issues…que croire en frère espoir. En partant de ces présupposés, la mission d’apporter la foi et la confiance pour guérir le doute qui est dans les autres est vraiment ardue. Il est donc nécessaire de reconnaître avec humilité qu’il faut avant tout commencer à fouiller en soi-même, pour se libérer des peurs engendrées par ses doutes. Avant tout il faut commencer à apporter de nouveau la foi dans ses incertitudes pour les dissiper, afin d’être ensuite en mesure d’aider le prochain.
Dans un sens absolu peur et foi ne peuvent jamais s’entendre, elles sont inconciliables exactement comme l’amour et la haine, la lumière et les ténèbres, l’ordre et le chaos. Chaque peur est engendrée par le fait de croire, peut-être à un niveau inconscient, qu’on est séparé de Dieu ou, pour ceux qui ne croient pas, qu’on est profondément seul…immergé dans le néant, convaincus qu’il n’y a rien après la mort.
La mère des doutes est l’ignorance spirituelle, la nuit la plus ténébreuse. Approfondissez la Connaissance ramirique !...une grande opportunité vous est donnée dans votre incarnation actuelle pour abattre l’énergie du doute qui tente de vous séparer du Tout. À cause du doute beaucoup prient le Seigneur sans réelle conviction… ils prient avec lassitude, résignation, pessimisme, décidant à l’avance qu’il est impossible d’obtenir la grâce demandée ; ainsi ils s’adressent au Ciel pour tenter, comme si c’était la dernière chance. Vous, au contraire, adressez-vous à Dieu de toutes vos forces, comme le fit un jour le centurion à Capharnaüm quand il rencontra Jésus et qu’il L’implora en disant : «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis un mot et mon serviteur sera guéri. Car, moi aussi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres et je dis à l’un : Fais cela et il le fait.». Lorsque Jésus entendit ces paroles, il l’admira, et, se tournant vers ceux qui le suivaient, il dit : «En vérité, je vous le dis, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi»… «Va, qu’il en soit fait selon ta foi». Et à cet instant le serviteur fut guéri.
Voilà la révélation qui vainc le doute : c’est ta foi qui est la cause du miracle ! En effet Jésus a accompli le miracle non de sa décision et de son initiative, mais comme réponse à la certitude de foi du centurion, qui en a donc été la cause. Yeshoua n’a pas dit : «Je guéris ton serviteur», mais plutôt : «Qu’il en soit fait selon ta foi», c'est-à-dire qu’il advienne ce que tu as demandé avec pleine conviction. C’était vraiment la confiance absolue du centurion la vraie raison qui a rendu possible ce grand miracle. Apprenez donc à demander avec fermeté, justement sans jamais douter !
Grâce à la Connaissance vous pourrez nourrir votre conscience, ainsi vous exclurez le doute de votre vie intérieure parce que vous bâtirez votre foi sur des fondements inébranlables, c'est-à-dire sur ce que vous comprendrez directement de Dieu et de votre existence.
Annoncez à tous que le doute peut être vaincu !
« Là où est la tristesse que j’apporte la joie »
Dans ce cas aussi il est nécessaire de disposer, vous les premiers, du don de la joie pour pouvoir la partager avec les autres. On ne peut pas donner ce qu’on ne possède pas !
La réalité quotidienne est souvent frénétique et agitée à cause des innombrables problèmes qui vous poursuivent…alors, comment pouvez-vous vous sentir toujours joyeux ? Trop de personnes sont désormais constamment irritées contre elles-mêmes et le monde, tant que leur visage se “renfrogne” de plus en plus. Un très grand nombre “jouent” à se poser en victimes et quoi qu’il leur arrive, ils trouvent des boucs émissaires : c’est forcément la faute des autres. Qui vit dans cette tendance de victimisation s’enferme dans son monde égoïste, au point qu’il ne réussit plus à savourer la joie que quelqu’un peut lui manifester ni la joie qu’il pourrait aussi tirer des petites choses. Imaginez si ceux qui se trouvent dans des situations similaires peuvent apporter de la sérénité dans les tristesses d’autrui…malheureusement, à cause de l’amour-propre la joie qui se fait don devient de plus en plus rare. De nos jours, croyez-moi, il est vraiment providentiel de trouver quelqu’un capable d’éloigner les nuages accablants de la tristesse par de bienfaisantes rafales de confiance et d’optimisme…quelqu’un qui ouvre des lueurs d’espoir pour beaucoup de personnes “enlaidies” par le manque de sourire. Je dis souvent aux Ramia que le diable n’aime pas les cœurs joyeux, parce qu’il est vraiment allergique non seulement à l’eau bénite mais aussi à la joie et il voudrait que tout le monde fût triste, ténébreux et maussade comme lui, jamais satisfait de rien et toujours plus ingrat envers Dieu pour le don de la vie. Libérez-vous de plus en plus de cette gravité d’inquiétudes et prenez votre envol vers l’arc-en-ciel, pour vous élever avec votre cœur le plus haut possible vers des horizons de sérénité et de paix, exactement comme les enfants arrivent à le faire. Donc, pour recevoir de la joie et encore mieux pour savoir la donner, chercher à l’intérieur de vous un brin d’humour. Oui, vous pouvez considérer l’humour comme une véritable vertu, capable de mettre en fuite les démons et les cauchemars du mental. Il peut transformer la tristesse en joie, la déception en comique…il fait s’apaiser la colère, il calme le fanatisme et rend l’ironie inoffensive. Mes chers, la vie sans un peu d’humour est comme le scénario d’un film…beau autant que tu veux, mais restant toujours faux. Il y a tant de personnes dans ce monde qui font pleurer les autres…au contraire celui qui aime les faire sourire est une personne au cœur grand et sensible parce qu’elle perçoit combien il est important de dédramatiser au lieu de “charger” certains problèmes en les faisant devenir encore plus grands qu’ils ne sont ; cette attitude est certainement un geste altruiste d’amour. Mais ce n’est pas une affaire facile de réussir à apporter la joie à tant de personnes désormais “sans couleurs” en raison d’un manque…il faut du courage pour aller contre soi-même et pour réussir à mettre de côté ses difficultés. Seul un cœur altruiste peut beaucoup donner, seule une personne reconnaissante à Dieu pour ce qu’elle a, peu ou beaucoup, réussit à être reconnaissante en partageant sa joie avec son prochain.
Être reconnaissant à Dieu pour chaque chose, conscient que tout ce qui est arrivé ou arrivera est toujours pour son propre bien…est le secret pour avoir un cœur joyeux. La gratitude est donc la voie pour reconquérir la joie, parce que dans la mesure où l’on est capable de reconnaître le don de la vie, on réussit à se réjouir de sa beauté et à en comprendre l’importance fondamentale pour son évolution spirituelle. Cette reconnaissance devient donc joie pour soi et joie en retour : amour rendu au Seigneur et à toutes ses créatures. Remercions Dieu parce que nous nous sentons vivants…et avec cette grande émotion de la vie qui chaque jour nous étonne, comment pouvons-nous ne pas nous réjouir ?
« Maître, fais que je ne cherche pas tant à être consolé, qu’à consoler ; à être compris, qu’à comprendre ; à être aimé qu’à vouloir plutôt aimer. »
Je vous en prie…vous, cherchez à consoler et à comprendre, avant que les autres ne le fassent envers vous ; mais si vous vous proposez d’aimer plutôt que d’être aimé, vous devez vous demander avant tout si vous savez ce que signifie aimer. Eh bien, la réponse est simple : pour aimer il faudrait avant avoir été aimé ; de même, pour donner un exemple banal mais imprévu : si on ne connaît pas le goût du sucre, on ne peut même pas dire aux autres qu’il est doux. Se laisser aimer aussi est difficile parce que souvent cela équivaut à une humiliation dans la psychologie de ceux qui, de manière erronée, pensent qu’en aimant on donne quelque chose, tandis qu’en recevant l’amour on subit. En outre il se révèle difficile de se laisser aimer par les autres, parce que cela implique le fait de devoir obligatoirement renoncer à une partie de son espace d’action pour se faire englober par l’amour d’autrui. Pour la même raison il est ardu aussi de se laisser aimer par le Seigneur, car le fait de recevoir son Amour signifie par conséquent “dépendre” de Lui.
Peu savent renoncer à leur ego despote qui désirerait impérieusement les revêtir d’ une liberté artificielle, camouflée en indépendance…même par le Seigneur. Ainsi, vous pouvez réellement accepter et donc accueillir son Amour seulement si vous fréquentez assidûment l’école de l’humilité qui est l’université de l’esprit. Seule la personne humble est en mesure d’atteindre la pleine acceptation de l’amour, c'est-à-dire une condition qui entraîne, comme je le disais auparavant, la sépulture de son orgueil. Mais il arrive, au contraire, que beaucoup préfèrent aimer à leur façon…plutôt que de se laisser aussi aimer comme l’Amour Divin voudrait les aimer.
François pouvait bien dire pour lui-même «Seigneur, aide-moi à aimer plutôt qu’à être aimé»: il était déjà à la hauteur pour connaître l’Amour, puisqu’il se laissait aimer totalement et par conséquent modeler par Dieu. Qui au contraire ne sait pas encore aimer doit commencer à dire : « Seigneur, d’abord aide-moi à accepter ton Amour, afin que je sache en goûter le sens profond…de sorte que je puisse vraiment aimer, au lieu de “polluer” les autres avec mon orgueil et ma présomption de “croire” savoir aimer, quand en réalité je me complais seulement moi-même ».
Sus donc, permettez à Dieu de vous aimer ! Ne vous révoltez-vous pas, n’ayez pas peur d’accueillir le Divin Amour. Renoncez à l’illusoire crainte humaine de perdre votre liberté. C’est seulement ainsi que vous atteindrez enfin l’état d’abandon dans l’unique Volonté qui existe réellement : la Volonté de Dieu. Alors ce sera le Seigneur lui-même qui à travers vous aimera, comprendra et consolera. Ce que je viens de dire est le point d’arrivée vers lequel on doit s’élever, mais entre-temps, pendant qu’on “travaille” en soi pour s’élever à une telle perfection spirituelle, on peut et on doit déjà faire beaucoup. Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte des immenses besoins de nombreuses personnes qui attendent nos actions. Il est mieux alors de donner tout de suite une aide concrète, bien qu’imparfaite par rapport à l’Amour absolu, plutôt que d’attendre d’être parfait, abandonnant les autres dans la solitude de leur besoin de réconfort, de compréhension et d’amour. Votre bonne intention de vouloir soulager quelqu’un, en commençant dès maintenant à faire de votre mieux, est déjà une des prières parmi les plus chères à Dieu…il y a ensuite toute une vie pour croître de plus en plus vers la perfection.
Si on connaît l’histoire de François et si on pense comment il était avant de changer sa mentalité, on peut comprendre son message, le plus grand et le plus stimulant pour tous, que je résume ainsi « en peu de mots » : si je l’ai fait, tu peux toi aussi arriver à devenir un géant de l’esprit. Allez donc, pourquoi renoncer à tant de grâce ?
« C’est en donnant, qu’on reçoit ; c’est en pardonnant, qu’on est pardonné »
Cette très haute affirmation de donner pour recevoir et de pardonner pour être pardonné, nous pouvons la comprendre encore mieux à travers une parabole de Jésus…lisons-la ensemble : «Le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire les comptes avec ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en présenta un qui devait dix mille talents. Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût ainsi acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, le supplia : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étrangla, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l'autre ne voulut pas, et il le fit jeter en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m’avais supplié; ne devais-tu pas toi aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur.». L’explication de Jésus ne pourrait pas être plus simple et plus claire ; il est évident que si vous avez besoin d’aide et que vous les premiers ne tendez pas à l’occasion la main au prochain, le Seigneur ne pourra vous faire devenir encore plus égoïstes en vous satisfaisant…et on peut dire autant pour le fait d’être pardonné. Si on n’est pas compatissant, si on n’arrive pas à vaincre le désir de vengeance ou la rancune, karmiquement on se retrouvera dans le temps à devoir affronter les tristes conséquences de sa façon d’agir…pour cela on ne trouvera ni miséricorde ni pardon de la part des autres dans cette incarnation ou dans des éventuelles incarnations suivantes.
Je ne veux pas m’étendre davantage, mais je vous conseille de lire et relire cet éclairant passage évangélique, simple mais sans équivoque, qui ne demande pas un diplôme universitaire pour être compris et mis en pratique… et dont on n’échappe pas.
« C’est en mourant, qu’on ressuscite à la Vie éternelle »
Avec ces paroles François ne parlait pas seulement de la mort physique, mais de la nécessité de mourir à soi-même pour pouvoir vraiment ressusciter spirituellement. Croire qu’on puisse ressusciter seulement après la mort est vraiment très limitatif…chacun peut ressusciter dès maintenant à travers son changement intérieur et son changement de mentalité. Il ne faut jamais remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui pour devenir meilleur…en effet chaque marche qu’on arrive à monter sur la voie de l’élévation intérieure pour se séparer de ses défauts et de son étroitesse d’esprit, est de fait une résurrection : du vieil homme à l’homme né à nouveau en Dieu. Devant les yeux de mon esprit j’ai exactement l’exemple de François…lui aussi est ressuscité quand il était encore en vie. Avant c’était un égoïste parmi beaucoup d’autres et ensuite il s’est transformé en une personne illuminée et illuminante.
Pensez aux toxicomanes qui volent, qui battent leurs parents et qui se conduisent, en peu de mots, comme des mufles, pour ne rien dire de ceux qui font encore pire ; beaucoup d’entre eux, après une prise de conscience et une conversion intérieure, révolutionnent leur vie et se revêtent de lumière, tellement qu’ils sont un grand exemple pour beaucoup de jeunes “comme il faut”. C’est là une résurrection en avance !...elle est possible pour tous, pourvu qu’on le veuille. Quand meurt le mal dans ton être, resurgit l’Amour …et ce triomphe reste avec toi pour toujours, dans la Vie éternelle.
Voyez, la Prière Simple semblera à beaucoup de gens même enfantine, mais si l’humanité l’avait comprise il y a quelques siècles, aujourd’hui la méchanceté ne ferait pas la loi. Remerciez dans votre cœur le séraphique François pour ses merveilleuses paroles, qui vous donnent une grande opportunité de comprendre combien de chemin il faut encore parcourir pour mettre en pratique l’authentique spiritualité, en commençant par les choses simples, mais non pas moins importantes…ou plus faciles à réaliser. On a besoin de volonté, de conscience, de réflexion et de méditation pour travailler sur un cœur qui parfois est de pierre…et en tout cas réjouissez-vous parce que les pierres aussi peuvent enseigner beaucoup, ne serait-ce “que” la valeur immense du silence. En restant en silence on peut éviter à quelqu’un des offenses…et le seul fait de comprendre aussi cette chose apparemment petite, implique de “mourir” à ses réactions instinctives pour faire renaître en un instant le meilleur de soi.
